Journée 7

DIMANCHE 14 AOUT

Après les Chalets d’Iraty – Col de Belhay

 7 h 30 – 17 h 30  

                              

Nous nous sommes endormis, hier soir, préoccupés par le peu de réserve d’eau dont nous disposions et en sachant que l’étape d’aujourd’hui, à savoir la montée au pic d’Orhy, puis un long parcours de crêtes n’offrira aucun passage ombragé ; Le soleil ayant décidé d’être notre plus fidèle compagnon de cette première quinzaine du HRP, nous avons conclu qu’il était vital de s’atteler à la recherche du précieux liquide…via l’aide du GPS !  Et, en effet, la veille nous avions repéré dans le creux d’un ravinement boisé, en pente très  raide, ce qui avait l’apparence d’un petit filet d’eau ; La fatigue aidant, nous n’avions pas eu le courage d’aller y voir de plus près ; Mais au petit matin, frais reposé, à nouveau lucide, et calé sur l’information du GPS nous indiquant le point d’eau exact à SEULEMENT 186 m de distance, nous n’hésitons pas à effectuer cette descente raide chargé de nos trois bouteilles que nous remplissons à ras bord, et qui doivent nous permettre d’affronter les crêtes gorgées de soleil jusqu’au cayolar d’Ardanne , étape suivante de l’approvisionnement en eau…

Après un bref passage en forêt, nous attaquons la montée du pic d’Orhy, flanqué des inévitables baraquements des paloumayres ; Cette montée côté ouest s’avère élégante ; Nous pouvons suivre au loin du regard le tracé du sentier sur le bord de crête et le sommet reste constamment à vue ; Le panorama est large et bien dégagé…L’arrivée au sommet se fait à 11h30. Beaucoup de randonneurs occupent déjà les lieux, mais ce n’est rien en comparaison de la procession désordonnée et parfois peu courtoise de la cohorte de marcheurs que nous allons croiser lors de la descente vers le port de Larrau…La facilité d’accès de ce côté, justifiant sans aucun doute le nombre, car côté paysage et intérêt :Nada ! Circulez ! rien à voir !…Arrivé enfin sur le parking du port de Larrau, après avoir évité nombre de marcheurs, nous nous retrouvons entouré de vététistes, cyclotouristes, camping-caristes, minibus transportant des personnes en situation de handicap, mamans promenant le bébé en poussette, traillistes, familles en tenues diverses de plage ou de randonnée, glacière en main …mais aussi l’inévitable arrivée de bikers klaxonnant au col pour se garer quelques mètres plus loin !

   …Comme à chaque fois, et seulement quelques minutes plus tard, il suffit d’effectuer quelques mètres pour retrouver le silence et la quiétude du HRP. Nous croisons à nouveau de rares randonneurs et à nouveau les troupeaux et les tours de gué des chasseurs ; Je serais de mauvaise foi si j’omettais de signaler que ces dernières se sont montrées salutaires lors de la pause repas en nous offrant quelques centimètres d’ombres suffisantes, le dos scotché sur leurs lamelles de bois vieillies et tarabiscotées , protégés ainsi du soleil, au plus haut à ce moment dans le ciel.

           L’après-midi,  Le paysage, toujours vaste, semble devenir de plus en plus uniforme : le vert du paysage semble se fondre dans la brume de chaleur et diluer encore un peu plus les formes arrondies du relief. Enfin, c’est la descente au cayolar d’Ardanne et l’heureuse surprise (ouf !) d’y trouver un filet d’eau très claire, se déversant dans une petite vasque, invitation flagrante à une pause baignade-toilette-lessive ( c’est le trois en un ! ) en plus du rituel habituel des bouteilles.                                                              

                  La remontée vers les crêtes, au soleil, nous paraît longue ; Nous nous posons volontairement vers 17h à proximité du col de Belhay, juste en contrebas, côté Espagne, pour éviter d’avoir à puiser ultérieurement dans nos réserves physiques. Au moment du repas, un couple d’isard et leur cabri nous fait l’honneur d’un rapide passage non loin de la tente. Le repas frugal est apprécié, mais plus encore l’eau de cuisson des pâtes avalée sans difficultés, nous signale le déficit d’eau à laquelle nous soumettons régulièrement notre organisme !

          Puis c’est une soirée grand écran sur la montagne Basque, Holzarté, Kakouéta, la haute Soule et en toile de fond la chaîne de montagnes autour du pic d’Anie qui nous attend à quelques pas en haut du col, le tout baigné d’un son stéréo sur une harmonique de clochettes…avec, bien sûr, le coucher du soleil prenant progressivement une teinte rose violacée…

Journée 7

par | Avr 15, 2020

Les cartes IGN