Journée 39

MARDI 14 AOUT :     

Vallée d’Eyne – Station de Vall Ter 2000

                           7 h 45   – 17 h 30

 

           Le petit déjeuner se termine tranquillement tout près du torrent qui charrie ses eaux avec force…Tous deux occupés à rassembler et plier les affaires dispersées ça et là sur les rochers…L’habituelle pesée équitable des sacs à dos est faite, il ne reste qu’à mettre la bouteille d’eau avant le top départ… Au fait où est la bouteille ?  Regards réciproques perplexes, puis  inquiets : l’évidence saute rapidement aux yeux, nulle bouteille ne traîne dans le petit périmètre exigüe de notre bivouac !….Le constat est vite fait après une recherche rapide et infructueuse dans les fougères attenantes : étant vide, elle a dû rouler puis se faire happer par le torrent.

Scrutant attentivement le torrent tous les deux, Thierry repère alors, face à nous, au travers des branches d’arbres, le petit bouchon orange de la bouteille agité par le courant et stoppé par une racine proche de la berge… Au prix d’un bain de pied matinal, il se précipite, traverse le torrent, et la récupère in-extrémis. Ouf !!  Notre bonne étoile veille toujours, d’autant que le menu du jour se passe en bonne partie sur la crête frontière…

          Longue montée très régulière, le long de la vallée fleurie ; Les massifs jaunes d’Arnica se mêlent aux Aconits à fleurs bleues. Arrivé au col de Nuria, magnifique spectacle d’une mer de nuage sur les versants français et espagnol, avec toutefois un vent du nord très frais !

 La suite est un somptueux parcours sur le fil de crête, tantôt côté français, tantôt côté espagnol. Au passage, on s’offre le Pic Noufonts, 2861 m et quelques vues splendides sur le massif du Cambre d’Ase ; Belle vue plongeante, également, sur la vallée de la Carença et la série des lacs. Plus loin, Le Pic du Géant avec sa pierre d’un blanc éclatant sur fond ocre contrastant avec l’azur bleuté, nous fait un clin d’œil, auquel nous résisterons très sagement. C’est un festival de couleurs vives, éclatantes, sous l’effet d’une  lumière pure d’été. L’endroit est sauvage, les sommets s’atteignant par des vallées reculées. Sur les versants ensoleillés nous apercevons des troupeaux entiers d’Isards ! Là, une harde de cinquante isards, puis légèrement plus loin, une autre harde d’une trentaine broutant tranquillement avec les petits et contemplant, peut-être, les humains défilant par deux ou par trois…

Au col de Marrana, première vue sur le Canigou …et déjà un petit air de Méditerranée ! Puis, descente très facile jusqu’au joli refuge d’Ull de Ter d’où nous emportons par précaution un sandwich au saucisson.

 Arrêt juste au dessus de la station de Val Ter 2000, complètement déserte, ce qui colore toujours ce genre de lieux d’une  certaine tristesse en période estivale.

Journée 39

par | Avr 20, 2020

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