Journée 37 

DIMANCHE 12 AOUT :     

Col de Porte-Puymorens – Barrages des Bouillouses

                           7 h 15   – 17 h  

 

           La journée s’annonce intense avec une bonne montée -sacs à dos remplis- jusqu’au sommet du Carlit, que nous avions fait ensemble, Thierry et moi il y a…25 ans ! Nous sommes sur pied, dès le lever du jour pour admirer les magnifiques teintes roses/bleutées que prend le ciel à l’horizon. La portion de piste qui mène au col est vite avalée, offrant des vues sur la station de ski de Porté Puymorens.

La montée consécutive sur une piste qui a servi à la construction du barrage de l’étang de Lanoux nous paraît très longue, et maintenant, nous nous méfions quelque peu des horaires donnés par Véron…Le barrage passé, nous abordons, enfin, des sentiers plus escarpés ressemblant à la HRP. Et puis le Carlit apparaît… massif, imposant, telle une muraille infranchissable posé en travers de notre route ! …Nous resserrons les sangles du sac à dos, évitons de regarder trop souvent vers le haut et sans se le dire, repartons avec la même conviction, celle de progresser au plus vite vers le point sommital ; Les lacets, bien que tracés dans un couloir de petits cailloux peu stables, sont très réguliers et la montée est finalement plus rapide que prévue, avec en apothéose,  une vue soudaine et sublime sur l’ensemble des lacs du massif du Carlit…Nous ne sommes pas, évidemment, les seuls à partager cette vue au sommet, d’autant que c’est le Week-end. Le début de la descente est même presque digne d’une sortie de métro où se croisent, parfois difficilement, ceux qui montent et ceux qui descendent.

Halte à l’étang de Soubirans où la pluie et l’orage nous surprennent dès le redémarrage pendant quelques minutes. Nous redécouvrons la beauté harmonieuse du site ; Sapins clairsemés entre les rochers, linaigrettes, roseaux, et l’eau circulant au gré du relief entre la végétation, composent un tableau tranquille de teintes subtiles et douces dont l’ensemble est en accord.

Le véritable orage nous surprend, à peine arrivée au barrage des Bouillouses, et le site aménagé pour l’accueil en bivouac nous tend les bras, sans prendre le risque de chercher plus loin un endroit aléatoire, alors que la pluie et l’humidité ont pris possession des lieux.

Une fois n’est pas coutume, c’est un âne bâté pour une randonnée en famille, qui, ce soir sera notre voisin de bivouac…Il se tiendra très bien toute la nuit !

Journée 37

par | Avr 20, 2020

Les cartes IGN