Journée 18

 SAMEDI 15 JUILLET:     

Refuge des Espuguettes – Cabane d’Aguillous

                           7 h 30  – 16 h 15   

 

                Réveil en fanfare par le tintement des clochettes des troupeaux qui, dès le lever du jour (6h) s’activent !…Mais pressés de retrouver leurs pâturages, ils n’ont guère de considération pour les habituels campeurs qui occupent quotidiennement les lieux, et passent rapidement sans sourciller…

          Nous mettons le nez dehors et la vue n’est pas moins fantastique que la veille au soir : le soleil émergeant rapidement de la mer de nuage restée parfaitement uniforme et immobile pendant la nuit, darde rapidement de ses premiers rayons rougeoyant le sommet des Astazous, puis tous les pics du cirque. Les contrastes de couleur sont saisissants, le spectacle est féerique.

Sans concertation, tous les randonneurs de la zone de bivouac semblent réglés par le même rythme ; C’est presque de concert que nous allumons les réchauds, puis dans un deuxième temps, plions tentes et affaires pour ne pas perdre une miette de la nouvelle et belle journée qui, encore, se profile…  Aujourd’hui, le programme démarre par la montée rapide à la hourquette d’Allans. Nous basculons dans le cirque d’Estaubé que nous descendons très progressivement en cheminant entre pâturages et petits ruisseaux…Nombreuses vues sur la brèche de Tuquerouye presque déneigée.

           Peu à peu la fréquentation humaine se densifie pour atteindre un pic à l’arrivée au lac et surtout au parking du barrage des Gloriettes, trop étroit pour accueillir tous les véhicules. Nous assistons à des invectives entre certains automobilistes refusant de reculer et d’autres bloqués par un début de bouchon! Retour à la civilisation en ce beau week-end férié ! Pour notre part, c’est une longue portion sur route qui nous attend jusqu’à la chapelle d’Héas ; Heureusement la route est peu fréquentée par les voitures ; Seuls quelques cyclistes s’accrochent au bitume. Mais que cela parait long de marcher sur l’asphalte en plein soleil et lorsque l’estomac commence à se manifester…

           La halte à l’ombre de la chapelle de N.D.d’Héas, sur une accueillante pelouse verte n’en est que plus agréable : l’endroit est reposant et la petite sieste de mise. Un panneau nous rappelle que cette chapelle à failli être entièrement détruite par une avalanche au siècle dernier, mais ça, c’était du temps où il y avait de la neige…

           Reprise l’après-midi par une longue montée au soleil dans le vallon de l’Aguila ; Le cirque de Troumouse et le pic de la Munia se dégagent peu à peu de l’horizon à mesure que nous prenons de la hauteur ; Une petite pause fraîcheur à la source de l’oratoire de la Sainte Famille est la bienvenue. La montée continue…le pas se ralentit, les corps souffrent de la chaleur ; le sac est lourd… Enfin nous arrivons dans le petit vallon d’Aguillous, assez tôt dans l’après –midi mais comme il ne serait pas prudent de s’engager plus avant, notamment en regard de la nécessité d’avoir une réserve d’eau, nous posons nos sacs proche d’une petite cabane de bergers qui sera inoccupée cette nuit et semble être utilisée comme bergerie annexe.

           L’endroit est baigné d’un silence rare, respirant la sérénité et l’harmonie…nous nous plongeons dans une grande sieste lestés d’un moral au beau fixe pour la suite de l’aventure… Dans le silence et la quiétude de la soirée nous regarderons tranquillement, au lointain, les moutons prendre de la hauteur sur les rebords escarpés, puis sur les barres rocheuses de la hourquette. Où vont-ils dormir ?…    Puis, à l’entrée du vallon nous scruterons attentivement quelques remontées de nuages tentant vainement de s’infiltrer dans notre petite cuvette… Le temps s’est presque immobilisé…

           

Journée 18

par | Avr 16, 2020

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