Journée 11

 JEUDI 18 AOUT :     

Cabane de Gourgues Sec – Refuge de Larry

                           10 h 30  – 18 h 30   

 

Le réveil s’effectue enveloppé dans les nuages…une fois n’est pas coutume, avec pour conséquences immédiates :

  • De flâner tranquillement dans notre chaud et confortable duvet, enfin surtout moi ! car soudainement, Thierry se lève d’un bond, son duvet imprégné de gouttes d’eau tombant de la toile de tente…Et oui, celle-ci n’arrive plus à absorber simultanément les gouttes d’eau nuageuses et la condensation interne. Le constat est clair : elle rend l’âme !…qu’aurions nous fait rattrapé par plusieurs jours de mauvais temps consécutifs ?? Heureusement la situation ne s’est pas présentée…
  • D’être chaleureusement accueilli pour un petit déjeuner royal par nos voisins de nuitée ce qui nous permet de deviser agréablement autour d’un étalage de boissons chaudes et victuailles diverses dont nous n’étions plus coutumier…Ceci étant la conséquence de cela, nous imaginons -exemples sous les yeux- les nombreuses variations  alimentaires possibles pour l’année prochaine : succulentes galettes au chocolat, à la pâte d’amende, semoule aux petits légumes, mélanges savoureux de fruits secs, sauce en tube, et même boîte de saumon… Thierry rappelant, ici, sa saturation des repas aux pâtes ! Nous dévorons également à pleines dents le quatre – quart  moelleux de la « belle-mère » qui a interdiction de revenir à la maison !…Bref, c’est repu et reposé que nous plions la tente et repartons vers 10 h 30, le soleil effectuant quelques vaines tentatives pour percer l’abondante masse nuageuse.

    La traversée de la montagne de Banasse, puis la descente dans les bois d’Espélunguère en direction du lac d’Estaëns se fait donc dans le brouillard ; Nous passons au dessous des nuages vers 1200 mètres un peu avant le parking de Sansanet, croisant en sens inverse dans les bois un troupeau de trois cents moutons dévalant en trombe le sentier sur lequel nous sommes. Quelques myrtilles et framboises s’offrent à nous, ça et là.

           Après le pique-nique à l’embranchement de la route du Somport et du sentier, nous attaquons un superbe passage en balcon sur la vallée d’Aspe, porte d’entrée dans le massif de l’Ossau, en direction du refuge de Larry ; Très beaux points de vue sur la vallée avec encore quelques bancs nuageux puis, plus en avant, sur la chaîne frontière et ses tons de couleurs dégradés ocres (Visaurin, pic d’Arlet, pic Rouge…). Comme à chaque fois, Thierry essaye de mémoriser visuellement l’ensemble du parcours ce qui ne me parait pas être une mince affaire ! J’espère que sa carte mémoire sera performante jusqu’à la fin de notre randonnée dont la fin se rapproche puisque finalement, ayant bien progressé, nous commençons à envisager la possibilité de terminer dans deux jours… Ce qui arrangerait nos affaires, les indications concordantes des randonneurs rencontrés annonçant du mauvais temps pour la journée du dimanche.

                                                                                       

          En attendant, le soleil revient généreusement dans l’après-midi et nous le sentons, -moi en particulier- lorsque les montées se font rudes. Petite frayeur me concernant, lorsque à l’arrivée d’un col, un patou hargneux vient me marquer à la culotte, plus exactement contre mon sac à dos, pour défendre son troupeau de mouton longuement étalé sur le passage du sentier ; M’éloigner des moutons ne lui suffit pas, il continue à se montrer menaçant…ce que je signale au berger « salarié » (il se définit ainsi) qui semble avoir connaissance du caractère hargneux de son patou qui n’aimerait pas les sacs à dos ce qui rend l’affaire un peu compliqué lorsque le troupeau « stationne » sur les sentiers comme c’est le cas présent !

           Nous sommes surpris à l’arrivée à Larry par ce qui tient lieu de refuge : plutôt une petite cabane qui parait squattée par un des bergers du secteur…attenante à une vaste bergerie plus récente.

          Ceci ne nous empêche nullement de trouver un coin sympathique avec une immense vue sur la mer de nuage définitivement accrochée sur les versants de la vallée d’Aspe et donc , comme souvent de profiter d’un beau coucher de soleil sur les sommets se découpant dans un ciel azur, avant l’apparition de la lune et des premières étoiles…

                

Journée 11

par | Avr 15, 2020

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